Les voitures autonomes, la mobilité du futur ?

Qui n’a jamais rêvé de pouvoir admirer le paysage ou faire un petit somme en toute sécurité derrière le volant pendant que la voiture se conduit toute seule ? Cet imaginaire qui nous a fait rêver dans Minority Report devrait voir le jour. Les grands noms du secteur automobiles mais aussi Google planchent sur les technologies des voitures autonomes. Une nouvelle forme de mobilité qui fait rêver…

 

La mobilité du futur

Une voiture qui s’adapte à la route, s’arrête au feu rouge et se régule toute seule aux différentes limitations de vitesse n’est pas une utopie… Le but de ces voitures autonomes est d’offrir plus de sécurité aux accros de la voiture : limiter les accidents, réduire les bouchons en adaptant la cadence de manière automatique et autonome, de pouvoir conduire sans permis ou en état ne le permettant pas (fatigue, ébriété), etc. Les habitudes de déplacement vont changer grâce à la technologie !

PSA envisage même de lancer sur le marché les premiers véhicules partiellement autonomes, avec délégation d’une partie de la conduite sur certains tronçons, dès 2020. Carla Gohin, directrice recherche et innovation chez PSA, estime que « les premières navettes entièrement autonomes sans conducteurs feront leur apparition autour de 2030« .

Des défis avant la mise en circulation des voitures autonomes

Une autre vision de la mobilité se fait grâce à ces nouveaux véhicules. Néanmoins, les concepteurs font face à quelques problématiques avant que les usagers « craquent » devant cette prouesse technologique.

  • Ces voitures sont dirigées par des systèmes informatiques :  que se passera-t-il si les véhicules (personnel ou transports en commun) seront piratés ?
  • Les constructeurs automobiles et peut-être même les gouvernements aurot-ils accès aux déplacements de chacun ?
  • Quel va être le coût de ces nouveaux véhicules comparés aux modèles traditionnels ?
  • Va-t-il y avoir un surcoût de l’entretien de ces véhicules ?

Tout le secteur automobile va devoir se transformer pour s’adapter aux voitures autonomes. Succès garantie dès le départ ? Peut-être pas en fin de compte.

Une question éthique sur la sécurité

Avec les voitures autonomes se pose une question éthique en cas d’accident… Faut-il sauver en priorité le conducteur, les piétons/cyclistes, les animaux ? Qui est responsable de l’impact : le conducteur ou le système de bord autonome ? Pour répondre à ces questions, l’Allemagne élabore des règles éthiques afin de protéger les humains avant tout… Même si la mise en place des voitures autonomes se fait pour réduire les accidents (mortels) de voiture, Google imagine une carrosserie flexible, devenant « molle » afin de protéger les piétons et les cyclistes en cas d’accident et au contraire redevenant « rigide » lors d’un impact contre un objet dur comme un poteau.

Les voitures autonomes ne seront pas en circulation avant de nombreuses années. Néanmoins, la mobilité imaginée dans de nombreux films de Science-Fiction semble être plus proche qu’on ne le croit. Même s’il reste de nombreuses questions, les voitures autonomes restent une véritable prouesse technologique pour une mobilité plus sûre dans un avenir de plus en plus proche.

Eco-quartiers et mobilité

Les grandes villes voient émerger de nouveaux quartiers où l’environnement et le lien social sont les principales dynamiques. On appelle ces nouveaux lieux de vie des éco-quartiers. A l’heure où la voiture est le moyen de locomotion le plus utilisé, ces quartiers participent à l’adoption de l’écomobilité par ses habitants.

Un village dans la ville

Les éco-quartiers sont conçus pour être économes quant à la production et à la consommation d’énergie. Ils favorisent les énergies renouvelables et remettent la nature et la proximité au centre de la vie de ses habitants.

Ainsi, services et commerces se situent aux pieds des habitations et côtoient espaces verts et lieux où se balader. Plus besoin de prendre sa voiture pour faire ses courses, au marché ou dans des magasins, dîner au restaurant ou se rendre au cabinet médical ! De plus, la présence d’espaces sportif et culturel ou encore espaces de coworking permet aux résidents d’avoir à se déplacer très loin de leurs lieux de vie. Enfin, côté vie de famille, les crèches et  écoles à proximité facilitent le rythme de vie.

Bref, ces nouveaux quartiers font en sorte que ses habitants aient tout à proximité, sans avoir besoin de se déplacer en voiture afin de préserver l’environnement… Les avantages d’un village dans une ville !

Une mobilité alternative favorisée

Dans les éco-quartiers, tout est pensé pour qu’une vie de quartier prenne place dans un lieu respectueux de l’environnement. C’est pourquoi l’urbanisme prend en compte de nouvelles formes de mobilités avec la création d’espaces adaptés aux mobilités actives comme la marche et de pistes cyclables.

Ces quartiers sont très bien desservis par les transports en commun et les services de mobilité alternatifs (location de vélo, zones de covoiturage, auto-partage) y sont également développés.

Même si son empreinte est réduite, la voiture n’est pas délaissée. Les résidences de ces quartiers possèdent ainsi des emplacements où se garer et des parking sont installés. Néanmoins, les éco-quartiers sont un vecteur pour adopter une autre forme de mobilité que la voiture.

La nature et l’environnement sont au centre des préoccupations des éco-quartiers. Les espaces sont aménagés pour faciliter la vie de leurs résidents. Offrir des moyens de déplacements variés et adapté en fait partie. Ces nouveaux lieux de vie sont des laboratoires sociaux. Ils sont amenés à jouer un rôle dans le changement global de nos habitudes de transports. Et si on pensait aussi les entreprises dans ces éco-quartiers ?

L’impact de la Responsabilité Sociale des Entreprises sur la mobilité des entreprises

La Responsabilité Sociale des Entreprises (RSE) est une notion globale de la mise en pratique du développement durable au sein des entreprises. Son but : avoir un impact positif sur les préoccupations sociales, environnementales et économiques actuelles, tout en prenant en compte les attentes de tous les collaborateurs d’une entreprise. Les outils de la RSE sont multiples et peuvent apparaître sous différentes formes. La mobilité fait partie de ces outils. Explications.

Qu’est-ce que la Responsabilité Sociale des Entreprises ?

La RSE permet aux entreprises de réduire l’impact négatif de leurs productions sur la planète tout en ayant un enjeu positif sur le social, en améliorant la qualité de vie de leurs salariés, et par la suite sur. Egalement appelée Responsabilité Sociétale des Entreprises, son champ d’action va au-delà des obligations juridiques applicables (lois en vigueurs et normes internationales).

Chaque entreprise peut aller plus loin dans sa démarche. Le but n’est pas de se concentrer sur le profit immédiat : il faut penser sur le long terme en ayant conscience que chaque acte a un impact positif ou négatif sur l’environnement, le social et l’économie.

Toutes les entreprises françaises peuvent avoir une politique RSE. Grands groupes, entreprises cotées, PME : chaque geste compte !

Le Plan de Mobilité des Entreprises, une des solutions de la RSE

La Responsabilité Sociale des Entreprises peut prendre plusieurs formes au sein d’une entreprise, que ce soit par rapport à la gouvernance, l’embauche, l’approvisionnement, etc.

A partir de janvier 2018, l’Etat français impose aux entreprises un outil de la Responsabilité Sociale des Entreprises : le Plan de Déplacement des Entreprises. Ce plan de mobilité a un impact à la fois économique, sociétal et écologique. En effet, chaque entreprise doit proposer des solutions de mobilité pour faciliter à ses salariés, clients ou fournisseurs, les parties prenantes, l’accès au travail. Elle peut aménager les horaires de ses salariés, les inciter à privilégier le télétravail, les transports en commun ou le covoiturage pour leurs déplacements.

L’obligation du Plan de Déplacement des Entreprises dans le cadre de la RSE pousse les entreprises à réfléchir à de réelles solutions pour limiter les émissions de gaz à effet de serre. Aujourd’hui, les moyens de communications sont importants et il suffit parfois d’avoir un ordinateur et d’une connexion internet pour travailler.  Et même s’il est important que les salariés d’une même entreprise travaillent ensemble, ont-ils besoins d’être présents tous les jours au sein de l’entreprise ? Les réunions avec des collaborateurs extérieurs ne peuvent-elles pas avoir lieu par visioconférence ?

Tous les moyens sont bons pour limiter les émissions de gaz à effet de serre tout en améliorant le quotidien des collaborateurs d’une entreprise. La Responsabilité Sociale des Entreprises est là pour guider les entreprises et pousser leur réflexion afin de trouver des solutions qui conviennent à tous.

Les règles de mise en place du plan de mobilité des entreprises

A partir du mois de janvier 2018, les entreprises de plus de 100 salariés devront proposer un “plan de mobilité des entreprises”, dit également “plan de déplacement” à leurs employés. D’ici cette date, il peut être lancé à tout moment. Seulement, un Plan de Mobilité se prépare en amont. Voici les étapes importantes à respecter avant sa mise en place effective.

Etape 1 : état des lieux de l’existant

Avant de lancer un plan de mobilité, il est important de dresser en amont un diagnostic de l’entreprise qui va permettre de mettre en place un plan de déplacement sur-mesure. De nombreux critères sont à prendre en compte du côté de l’entreprise mais aussi du côté des salariés, comme :

  • le budget transport pour l’entreprise (déplacements de clients, visiteurs, livreurs) ;
  • le budget de transport des salariés / stagiaires / contrats pro ;
  • le nombre de places de stationnement disponibles sur le parking de l’entreprise ;
  • recenser les différents modes de transports permettant de venir à l’entreprise, dont les transports alternatifs comme le vélo, les transports en commun ou encore le covoiturage ;
  • prendre en compte la localisation des lieux d’habitation des salariés et estimer ensuite leur temps de trajets en fonction des différents modes de transports utilisés (voiture personnelle, transports en commun, etc.) ;
  • identifier les points noirs (heures de pointe, zones d’embouteillages ou accidents fréquents, anticiper l’arrêt des transports en commun) ;
  • écouter les besoins et attentes des salariés.

Etape 2 : élaboration du plan d’action

Lorsque l’état des lieux de l’existant et des besoins a été établi, il est temps de se pencher sur les différentes solutions qui peuvent être mises en place pour le Plan de Mobilité des Entreprises. Cela peut être apparaître sous forme d’un rôle informatif en facilitant l’accès à l’information sur les divers transports qui peuvent faire le trajet domicile – travail, où ils se prennent et à quels horaires.

Le Plan de Mobilité des Entreprises a également pour but de proposer des solutions actives. Il est possible de mettre en place un système interne de covoiturage et des navettes favorisant la mise en relation entre salariés. et de créer des stationnements pour tous les moyens de locomotions comme un garages à vélos couvert.

L’entreprise peut se rapprocher des mairies ou des sociétés de transports pour proposer un partenariat et des tarifs attractifs. Par exemple, Coovia qui facilite le covoiturage régulier grâce à son application propose des partenariats avec des entreprises. Ces partenariats peuvent également permettre d’améliorer la desserte de l’entreprise ou des zones d’habitations très excentrées. A noter que l’ADEME peut proposer une aide financière et technique pour la mise en place du Plan de Déplacement des Entreprises.

Il est important de communiquer de manière régulière aux salariés sur l’avancée du projet et d’indiquer les avantages qu’ils en retireront.

Etape 3 : mise en place du plan de mobilité des entreprises

Après avoir pris toutes les informations nécessaires auprès de partenaires et avoir une idée précise des modalités du plan de mobilité, l’entreprise entreprend sa mise en place. Un calendrier défini permet aux salariés de suivre l’évolution de sa mise en oeuvre et les inclut ainsi dans ce projet, favorisant l’esprit d’équipe et la culture d’entreprise.

Plans de Déplacement Entreprise : Ce Qui Vous Attend

En Janvier 2018, l’article II de l’article L. 1214-8-2 du code des transports entrera en vigueur. Cette loi s’inscrit dans la volonté du législateur de transformer progressivement les modes de transport actuels. Il s’agit de privilégier les transports moins polluants et moins encombrants que la voiture individuelle : mobilité active, covoiturage, transports en commun, multi-modalité…

Belgique et Bruxelles : réussite du PDE !

La législation française s’inscrit dans la continuité de l’application d’une norme européenne. Nos voisins belges ont pris de l’avance puisqu’une loi similaire est déjà en application. En effet, depuis 2004, les entreprises bruxelloises sont tenues de faire un Plan de Déplacement Entreprise (PDE). En une dizaine d’années, la promotion de modes de transports moins polluants au sein d’une entreprise a réussi à changer les habitudes de déplacement des salariés. Les PDE obligatoires pour toute entreprise de plus de 100 salariés concernent ainsi 43% de l’ensemble de l’emploi bruxellois.

Les différents Plan de Déplacement Entreprise qui ont étés développés avec les conseils de la région bruxelloise ont permis d’établir différentes mesures. Les entreprises visaient une réduction de 20% de la part de la voiture en 3 ans. Toutes les entreprises soumises à un PDE ont diminué leur part de voiture d’au minimum 21%.

En moyenne, les personnes travaillant à Bruxelles habitent à 25km de leur lieu de travail. Mais sous cette moyenne se cache de profondes disparités. C’est pourquoi il faut une complémentarité des modes d’actions en fonction de la distance réelle Travail-Maison. Le vélo est par exemple à privilégier pour les courtes distances tandis que le covoiturage est plus adapté pour les trajets de 25km et plus.

Développer un PDE, mais quels exemples ?

Les entreprises, avec des objectifs différents, ont travaillé avec des consultants spécialisés et la ville de Bruxelles.

La première mesure prise dans le cadre dans le cadre du Plan de Déplacement Entreprise est le télétravail. A Bruxelles en 2014, le télétravail concernait 16 personnes sur 100, contre seulement 6% en 2011. C’est une multiplication par 3 en 3 ans ! Le télétravail ne change pas seulement le mode de transport : il l’élimine.

La seconde mesure fut le passage du « tout voiture » au déploiement d’autres moyens de transport. Par exemple, diminuer le nombre  de place de parking voiture tout en augmentant la capacité des parkings vélos engendre une incitation à venir en vélo plus forte que l’incitation à venir en voiture. En complément, l’entreprise peut aussi aménager son espace en déployant des facilités périphériques à l’environnement du vélo, comme par exemple, la mise à disposition de douches pour les personnes ayant fait du vélo ou de la marche.

La distance recommandée pour l’utilisation du vélo en tant que transport de facilité est de 3km.  Au dessus de cette distance, d’autres moyens peuvent être envisagées. Un employé habitant à une distance supérieure à 20km peut par exemple prendre le train et finir à pied ou à vélo.

La diminution du parc automobile peut aussi se faire avec le covoiturage, pour tous types de trajets. Cette solution permet aussi de créer du lien entre les salariés et renforcer l’application des valeurs sociales d’une entreprise. La mise en relation entre différents salariés est parfois compliquée : savoir si un collègue habite proche de chez soi, faire coïncider des horaires… De nombreuses applications numériques existent.

PDE = pédagogie et stimulation

Pour faire aboutir un PDE, atteindre les objectifs fixés, le déploiement d’activités stimulatrices de mobilité est le plus souvent découpé sur 3 ans renouvelables :

  • Année 1: Lancement

Cette première année permet d’éveiller et d’informer les salariés sur les différentes solutions proposées qui s’adapteront à leurs besoins et leurs expliquer les bénéfices que provoqueront la mise en place d’un PDE. (Newsletter, événement de lancement, flyers…)

  • Année 2 : Activation

L’année suivant, il faut motiver les salariés en les challengeant à travers différents évènements (brunchs, challenges de la mobilité, goodies, cartes avantages…)

  • Année 3 : Stabilisation

La troisième année permet de perfectionner les plans mis en places à travers des retours, et féliciter les changements effectués avec la remise de prix des salariés les plus mobiles. Cela permet ainsi d’encourager à continuer et stimuler les personnes n’ayant toujours pas eu l’occasion de rejoindre l’aventure.

Les plans de déplacement entreprise seront en 2018 des obligations pour les entreprises sur les sites de plus de 100 salariés mais elles ne doivent pas être vues comme un fardeau. Un PDE est avant tout un projet qui peut fédérer une entreprise et permet de stimuler sa capacité d’adaptation. Alors, tous en route pour de nouveaux projets de déplacement entreprise efficaces à l’horizon 2018 !

Sources générales :

Le nouveau Grand Paris des Transports : un pari fou ?

Présenté par le Gouvernement le 6 mars 2013, le nouveau Grand Paris des Transports s’inscrit dans la continuité du Plan Climat Parisien de 2007 dont l’objectif est de réduire, d’ici 2020, la consommation énergétique du territoire Parisien de 25% par rapport au niveau de 2004. Le nouveau Grand Paris s’inscrit désormais dans le plan d’action stratégique Paris intelligente et durable présenté par la Maire en mai 2015.

 

Que se cache-t-il sous ce grand nom ?

A l’instar du Projet Mobilité Toulousain ayant fait l’objet d’un article en février 2017 sur ce blog, le nouveau Grand Paris des Transports vise à améliorer progressivement, jusqu’en 2030, la qualité des déplacements grâce à un niveau de service accru et au retour à des temps de trajet raisonnables. Le projet parisien a pour objectif de moderniser et développer le réseau de transport afin répondre à la forte augmentation du trafic (21% du trafic en dix ans) et aux inefficacités du réseau comme le manque d’une ligne circulaire et de point d’interconnexions efficaces.

Le nouveau Grand Paris des transports se scinde en deux volets :

  1. la modernisation du réseau existant,
  2. la mise en place de nouvelles lignes de métro automatique, c’est le fameux Grand Paris Express.

Grâce à ce projet colossal, réduisant les inégalités territoriales et améliorant l’attractivité de la région Île-de-France, 90% des franciliens seront en 2030 à moins de 2 km d’un gare ! Découvrez la carte du réseau de transport du Grand Paris tel qu’il sera en 2030.

 

L’amélioration et l’extension du réseau existant

L’Etat, la région, les départements et le STIF ( Syndicat des transports d’Île-de-France ) ont conclu d’engager 12 milliards d’euros afin d’améliorer et d’étendre le réseau de transport public existant d’ici 2030. Concrètement les Franciliens assisteront progressivement à : l’amélioration des lignes de Transilien, des prolongations de lignes de métro (ligne 11 et 14), la désaturation de certaines autres (ligne 13), le prolongement du RER E (projet EOLE), la création de bus à haut niveau de service et de nouvelles lignes de tramways, et la modernisation des RER.

 

Le Grand Paris Express

Ce projet pharaonique, dont les travaux ont débutés en 2015, prévoit à l’horizon 2030 la construction de 200 km de lignes de métro automatique et 68 nouvelles gares reliant les pôles du Grand Paris, les 3 aéroports et les gares TGV !  La plupart de ces lignes sont de périphérie à périphérie, il y aura également la création d’une ligne de rocade. Les lignes automatiques seront reliées au réseau et permettront de faire gagner en moyenne 7 minutes aux usagers.

 

Sources :

 » Un réseau de transport moderne et étendu « , Société du Grand Paris, 9 avril 2014 :
https://www.societedugrandparis.fr/projet/le-grand-paris/reseau-transport-moderne-etendu

 » Le nouveau grand Paris « , STIF, juillet 2015 :
http://www.stif.org/IMG/pdf/dpi_2015_ensemble-fiches-projets_mel_bis.pdf

 » Réseau de transport du Nouveau Grand Paris « , IAU, 2015 :
http://www.iau-idf.fr/fileadmin/user_upload/Enjeux/MGP/atlasMGP/CCM_15_rngp.pdf

 » Plan de mobilisation pour les transports en Île-de-France « , AUT IDF, 2009 :
http://www.aut-idf.org/IMG/pdf/plan_mobilisation_RIF_mars09.pdf

 » Le Grand Paris des transports « , Préfecture d’Île-de-France, 29 mars 2016
http://www.prefectures-regions.gouv.fr/ile-de-france/Region-et-institutions/Portrait-de-la-region/Le-Grand-Paris/Le-Grand-Paris-des-transports/Le-Grand-Paris-des-transports

La marche, le déplacement sous-estimé?

En 2015, un Français faisait en moyenne 7500 pas, contre 9000 en 2012. (source) Les français favorisent de moins en moins la marche malgré l’augmentation des distances parcoures. Cette diminution qui est dans la continuité des vingt dernières années inquiète le milieu médical qui conseille une pratique quotidienne d’environ 30 minutes pour des bienfaits sur la santé. Cette activité bénéfique est trop souvent sous-estimée. Comment réconcilier les Français avec leurs pieds ? Enquête.

La mobilité courte distance

La marche est principalement utilisée sur des trajets courtes distances (déplacement dans un bâtiment fermé, rue piétonne…). Cependant depuis quelques années, la distance parcourue à pied s’est réduite rendant le trajet piéton encore plus marginal.

Les Français, qui en moyenne font 7500 pas quotidiens, sont très loin des 10.000 pas préconisés par les professionnels de la santé. Ce phénomène peut être expliqué par la diversification des modes de transport court trajet (< 3 km) : développement du cyclisme, segway, trottinette, monocycle, escalators… Cette diversification n’est pas seulement un effet de mode mais peut être vue comme une solution du fait que la marche est l’une des mobilités les plus lentes (environ 5 km/h).

La mobilité partout

Pas besoin de chercher une place de parking pour ses jambes. Se déplacer à pied permet de se déplacer partout sans avoir les inconvénients d’autres transports plus encombrants tel que la voiture, ou d’ajouter les coûts additionnels (place de parking, révision, carburant). De plus en plus de villes favorisent la marche en rendant des zones exclusivement piétonnes, en réaménageant des trottoirs ou en lui donnant un plus grand poids (piétons toujours prioritaires lors de la traversé du passage piéton même au feu rouge).

Un allié pour la santé physique…

La marche est, avec le vélo, l’un des seuls modes de transport dit « actif » c’est à dire nécessitant une activité physique, contrairement aux modes de transports dits « passif » (voiture, transports en commun, segway, hoverboard).

Le monde de la santé s’accorde pour dire que 30 minutes de marche par jour sur cinq jour de la semaine permettrait d’avoir des retombés musculaires, cardiaques et respiratoires bénéfiques. De plus, le poids peut être plus facilement régulé. (source)

… Et aussi psychique

Moins connu, la marche a aussi des effets bénéfiques sur la santé mentale. Le simple fait de marcher dans un environnement naturel tel que les parcs ou les forêts stimule en effet les sensations de bien être et la réflexion sur soi-même.

Selon une étude du docteur Marc Berman de l’Université de South Carolina, marcher dans un environnement naturel favoriserait la mémoire, la créativité et la plasticité du cerveau. (source)

Redécouvrir la marche

Oui, la marche est un mode de transport lent. Cependant, est-ce vraiment un aspect négatif ? Ces bienfaits sur la santé, que n’apportent aucun autre mode de transport, font de la marche le mode de déplacement le plus fructueux. Marcher dans une forêt en famille ou faire un petit détour à pied avant de se rendre à la maison est facile et, avec l’arrivée de l’été, pourquoi ne pas aller chercher les enfants à pied ? Cela vous permettrait aussi d’avoir un échange plus personnel avec vos enfants. Réappropriez vous vos jambes, votre meilleur ami pour les déplacements !

Pour aller plus loin :

Écomobilté : Définition et Enjeux

L’écomobilité est un enjeu majeur face au réchauffement climatique. En effet, le secteur des transports est le premier émetteur de gaz à effet de serre en France. Heureusement, le numérique permet d’envisager la mobilité autrement.

Le transport en France, 1er émetteur de gaz à effet de serre

Selon le ministère de l’Environnement, sur la période 1990-2013, les émissions de GES du secteur transport ont augmentées de 12 %. (source) En 2013, les transports représentent 26,9% des émissions de gaz à effet de serre (GES). Le transport est le premier secteur en terme d’émissions de GES contre 18,8 % pour le secteur agricole, 17,7 % pour les secteurs résidentiel et tertiaire, 13 % pour le secteur de l’industrie manufacturière, 11,7 % pour les industries de l’énergie et 3,4 % pour le secteur du traitement des déchets. (source)

L’écomobilité

L’ADEME définit l’écomobilité comme : « la capacité à repenser nos déplacements pour :

  • limiter le recours systématique à la « voiture solo » et privilégier les usages partagés de la voiture
  • utiliser les modes de transport économes en énergie, en CO2, en coût ;
  • privilégier les transports collectifs (bus, tramway, métro, train) et les modes partagés (vélos en libre-service, autopartage, covoiturage) ;
  • rester actif (marche, vélo)« .

L’écomobilité est donc une démarche globale visant à optimiser l’offre de transport en intégrant les besoins des usagers (résidents, navetteurs, visiteurs, écoliers, étudiants, commerçants,…). Son objectif est d’améliorer les déplacements en diminuant la dépendance à la voiture.

Quel est le rôle du numérique dans le développement de l’écomobilité ?

Les nouvelles technologies tels qu’Internet, la géolocalisation ou encore le partage d’information en temps réel permettent de calculer des itinéraires incluant les transports les plus proches, les fréquences, les horaires, l’état du trafic.  Grâce à cela les usagers peuvent maintenant s’informer instantanément et profiter de l’ensemble des solutions de transport disponibles (tram, bus, métro, vélos, covoiturage, autopartage …) pour se déplacer de manière rapide, économique ou active (marche ou vélo).

Aujourd’hui, un certains nombres de sociétés créent des applications d’écomobilité tournées vers l’intermodalité afin de développer la part des transports actifs,  collectifs ou partagés contre l’autosolisme. C’est le cas, par exemple, de l’application de covoiturage Coovia, qui intègre les données des stations de VélôToulouse ou des lignes de transports en commun SNCF ou Tisséo. L’intermodalité permet également d’alterner son mode de déplacement à la carte en fonction des jours de la semaine, en adéquation avec ses activités.

Quels sont les modes de transport les moins polluants ?

Les émissions sont calculées en gramme de CO2 par kilomètre et par personne. Les chiffres repris ci-dessous sont tirés de l’étude  » Émissions de CO2 selon le mode de transport en ville – Réf. « Maîtriser le changement climatique : le mémento des décideurs » MIES 1999  » et de l’article  » Les modes de transport les moins polluants  » de A+ Energies.

Classement des modes de transport polluants en ville :

Modes actifs (vélo, marche, roller, trottinette, …) : 0g CO/ km
Tramway : 20g CO/ km
Voiture électrique : 22 g CO2 / km
TER : 43 g CO2 / km.
Bus : 80g CO/ km
Voiture thermique (personne seule) : 310g CO/ km

Classement des modes de transport pour les longs trajets (hors ville) :

TGV : 13 g CO2 / km
Train (Intercités, Téoz) : 43 g CO2 / km.
2-roues jusqu’à 125 cm3 : 113 g CO2 / km
Avion, vol long-courrier : 118 g CO/ km
Moto de plus de 750 cm3  : 123 g CO2 / km
Voiture diesel de taille moyenne : 127 g CO2 / km
Autobus : 130 g CO/ km
Voiture essence taille moyenne : 135 g CO2 / km
Avion, vol domestique : 145 g CO/ km
Voiture GPL taille moyenne : 188 g CO2 / km

Pour les trajets en ville, les modes actifs sont les moins chers, les plus écologiques et les plus bénéfiques pour la santé ! Savez-vous par exemple que l’utilisation quotidienne du vélo pour aller au travail réduit de 40% notre risque de mortalité ? Pour les trajets un peu plus long en ville, différentes solutions plus ou moins écologiques existent tels que les transports en commun (le tramway remporte la palme d’or avec seulement 20g CO/ km), la voiture individuelle (le mode de déplacement le plus polluant) ou le covoiturage. De nombreuses personnes habitant en périphérie des villes ou à la campagne n’ont pas d’alternative viable à la voiture. Dans ce cas, la pratique du covoiturage permet de réduire le nombre de voiture en circulation. Pour les usagers, c’est aussi l’occasion de bénéficier des avantages de ce mode de déplacement : partage des frais, convivialité, solidarité, écomobilité, etc.

Concernant les longs trajets, la palme du transport le plus écologique revient de loin aux TGV avec seulement 13 g CO2 / km puis aux trains plus lents et moins modernes tels que les Intercités, Téoz avec 43 g CO2 / km.

 

Ce qu’il nous reste à faire :

L’ennemi public n°1 reste l’usage de la « voiture solo » génératrice de multiples nuisances telles que : les émissions de gaz à effet de serre, les embouteillages, le bruit, l’étalement urbain, etc.

Des solutions existent afin de développer l’écomobilité. Il faut s’en saisir afin de satisfaire nos engagements du Grenelle de l’environnement : réduction de 20% des émissions de CO2 des transports d’ici à 2020, pour les ramener à leur niveau de 1990.

A bientôt et bon déplacement !

Sources :

Le covoiturage événementiel

Tout le monde a déjà entendu parler du covoiturage. Certains l’ont testé et même déjà adopté ! Même les personnes n’ayant jamais utilisé de plateforme de covoiturage ont au moins une fois dans leur vie covoiturées avec leur entourage que ce soit pour aller au travail, partir en vacances ou même pour se rendre à des événements. Covoiturer, c’est exécuter un trajet commun avec d’autres personnes. C’est partager votre voiture afin de combler les sièges vides et d’en faire profiter vos voisins/autrui.

Le covoiturage est en plein essor. Son côté écolo et économe séduit mais il a aussi d’autres atouts : il booste les réseaux personnels et professionnels et apporte bien sûr de la convivialité. Mais combien de trajets se font seuls alors que d’autres personnes font le même trajet que nous chaque jour ou se rendent au même endroit ? Votre voisin se rend peut-être au même événement que vous et vous ne le savez même pas !

Prenons l’exemple de la grande agglomération toulousaine : 2,3 millions de déplacements en voiture / jour et 5 millions de sièges vides circulent chaque sur cette même agglomération. Il existe plusieurs plateforme dédiées au covoiturage, avec des différences et spécialisations :

  • le covoiturage longue distance, comme blablacar,
  • le covoiturage quotidien dit domicile-travail, comme Coovia ou Tisséo pour la région toulousaine, ou Blablalines pour l’axe autoroutier entre Montauban et Toulouse,
  • l’auto-stop 2.0 comme Rezopouce


A cela on peut ajouter le covoiturage événementiel, que Coovia teste actuellement avec son nouveau produit MYpeopleGO

 

Le covoiturage d’événement, qu’est ce que c’est ?

Le covoiturage événementiel est une variante du covoiturage. Le covoiturage est particulier car on covoiture pour se rendre à un endroit, à une heure précise, et en repartir à la fin de l’événement. Pour un match de rugby, par exemple, les covoitureurs arrivent et partent à la même heure… et c’est beaucoup plus facile pour s’organiser 😉

Le covoiturage événementiel est, par définition, exceptionnel mais peut être récurrent, comme dans le cas de supporters. Le trajet peut être plus ou moins long.

Le covoiturage événementiel, qu’est-ce que cela apporte ?

Le covoiturage événementiel récupère les avantages du covoiturage plus classique :

  • Écologique. Prendre moins de voiture pour se rendre à un endroit permet de désengorger les routes et donc de réduire les émissions polluantes.  Cela diminue l’empreinte carbone de chacun ainsi que que des autres gaz à effet de serre émis par les véhicules
  • Economique. En covoiturage le trajet effectué est moins cher par personne puisque les frais sont partagés. Ce sont des économies de carburant et d’usure des véhicules.
  • Convivialité. Faire un trajet à plusieurs est toujours plus fun que de le faire  seul.  Le temps passe plus vite, on peut échanger avec d’autre personnes, des amis ou bien même des inconnus que l’on n’aurait pas forcément eu l’occasion de rencontrer sans ça.
  • Solidarité. Covoiturer c’est permettre à des personnes n’ayant pas de moyen de transport de pouvoir se rendre à des endroit où ils ne seraient pas aller sans ce moyen.
  • Sécuritaire. Covoiturer permet de réduire la fatigue et le stress et les accidents de la route  :

Mais, pour l’organisateur de l’événement, le covoiturage événementiel permet :

  • de donner une meilleure accessibilité aux sites
  • de réduire les flux de circulation autour des sites. Le voisinage appréciera !

Le covoiturage est une offre supplémentaire qui peut devenir un élément clés pratique pour l’organisation d’un événement, que ce soit une soirée, un mariage, un anniversaire…. ou un match de rugby !

Les différents acteurs apportent chacun des solutions ou spécialisations. Covoiturart se spécialise sur les institutions culturelles, Blablacar passe des partenariats avec des festivals. L’offre s’élargit et contribue normaliser le covoiturage événementiel. Attendrez vous que ce soit mainstream pour vous y adonner ? 😉

Photo : MYpeopleGO

Le téléphérique urbain, nouveau sésame pour la mobilité des agglomérations ?

En décembre 2016, Toulouse annonçait officiellement le prestataire technique retenu pour la construction et la maintenance de son téléphérique urbain. Sa mise en service fera de Toulouse la deuxième ville en France après Brest à se doter de cette infrastructure comme moyen de transport en commun. Nous en avons parlé dans notre article sur l’histoire des transports en commun toulousains.

Téléphérique urbain, révolution ou recyclage ?

Le téléphérique urbain, aussi appelé transport urbain par câble, regroupe l’ensemble des systèmes de transport ayant recours au câble pour assurer la traction des véhicules en ville. Funiculaires et tramways à traction par câble font donc aussi partie de cette catégorie : tout de suite, on a bien plus en tête des images d’Épinal que la projection holographique d’un véhicule futuriste !

Deux téléphériques existent déjà en milieu urbain en France depuis bientôt 60 ans : celui de Grenoble, inauguré en 1934, et celui de Toulon datant de 1959. Bien que transportant plusieurs milliers de personnes par an, leur vocation demeure avant tout touristique. Pourquoi alors un tel engouement de la population et des médias au moment de l’inauguration par Brest de son téléphérique le 19 novembre dernier, dont les deux nacelles ont été présentées comme “les premières en France à fonctionner en milieu urbain” ?

En fait, ce téléphérique a ceci de “nouveau” qu’il est accessible avec un simple ticket de transport en commun : il est donc rattaché au réseau de transports en commun de la ville, notamment au niveau tarifaire. De plus, il repose sur des technologies bien plus modernes que ses cousins du XXe siècle : verre opacifiant à l’aide de cristaux liquides, batteries de super-capacité qui utilisent en montée l’énergie produite en descente, câbles de très haute technologie permettant aux cabines de passer l’une au-dessus de l’autre au lieu de se croiser.

La capacité du téléphérique de Brest est aussi bien plus imposante que ses prédécesseurs citadins : 1850 personnes par jour, d’où sa légitimité à faire partie du “mix mobilité” des agglomérations.

Mais pourquoi un téléphérique ??

Les villes avaient déjà le métro, le tram, le bus, les vélos : pourquoi se tourner vers le téléphérique ?

  • Tout d’abord, il y a l’aspect “franchissement” : pour passer une rivière, des autoroutes ou gravir une montagne, le téléphérique est très pratique. Ce n’est pas pour rien que les stations de ski l’ont adopté depuis longtemps !
  • Le coût : comparativement, construire un téléphérique est bien moins cher qu’un pont pour franchir un cours d’eau. Les travaux de conception sont également plus légers et donc moins onéreux que pour un tram ou un métro.
  • L’aspect environnemental : fonctionnant à l’électricité, le téléphérique est considéré comme un mode “propre”, qui ne génère pas d’émissions polluantes. Il est économe en énergie puisqu’il consomme trois fois moins qu’un tramway, cinq fois moins qu’un bus, et dix fois moins qu’une voiture.
  • Les nuisances : le téléphérique urbain possède un impact faible sur le plan sonore, visuel et spatial. A Toulouse par exemple, il sera soutenu par seulement 5 pylônes électriques au sol, fera peu de bruit (60 dB, soit l’équivalent d’une conversation entre deux personnes ou d’une douche le matin) et transportera jusqu’à 35 passagers dans 14 cabines.
  • Le temps de transport : à l’instar du métro, le téléphérique n’a pas à composer avec des feux, croisements ou autres contraintes de circulation. Relier un point A à un point B peut donc se faire rapidement ! L’exploitant du réseau de transport toulousain Tisséo estime à 10 minutes le temps pour parcourir les 3 futures stations de téléphérique, avec un départ toutes les 1 minute 30.
  • Le fun ! Peut-être en raison de leur encore relative rareté, les téléphériques urbains représentent une attraction touristique pour les villes. A Brest, les cabines ovales du téléphérique offrent une vue à 360 degrés sur la ville, sa rade, son port, son château du XVIIe siècle, sa base militaire et les Capucins. Un hublot placé au sol permet même de voir la rivière Penfeld, 70 mètres plus bas. Un argument que Berlin a bien compris, elle qui s’apprête à inaugurer son téléphérique, qui surplombera les bucoliques Jardins du Monde, lors du Salon International des Jardins (IGA Berlin 2017) pas plus tard que… ce jeudi ! 😉

En France, la loi de 2009 issue du Grenelle de l’environnement et la loi de transition énergétique pour la croissance verte adoptée à l’été 2015, encouragent désormais ce mode de transport. L’ordonnance de novembre 2016 sur les transports urbains par câble a permis de lever les difficultés liées aux règles de survol des terrains privés. Le contexte est donc favorable, comme le montrent les projets actuellement à l’étude dans plusieurs villes, notamment à Orléans, Chambéry, Grenoble et Créteil. La voiture volante souvent annoncée pour prendre possession de nos airs se retrouve maintenant face un concurrent à la fois plus réaliste et plus collectif, le téléphérique urbain.