Écomobilté : Définition et Enjeux

L’écomobilité est un enjeu majeur face au réchauffement climatique. En effet, le secteur des transports est le premier émetteur de gaz à effet de serre en France. Heureusement, le numérique permet d’envisager la mobilité autrement.

Le transport en France, 1er émetteur de gaz à effet de serre

Selon le ministère de l’Environnement, sur la période 1990-2013, les émissions de GES du secteur transport ont augmentées de 12 %. (source) En 2013, les transports représentent 26,9% des émissions de gaz à effet de serre (GES). Le transport est le premier secteur en terme d’émissions de GES contre 18,8 % pour le secteur agricole, 17,7 % pour les secteurs résidentiel et tertiaire, 13 % pour le secteur de l’industrie manufacturière, 11,7 % pour les industries de l’énergie et 3,4 % pour le secteur du traitement des déchets. (source)

L’écomobilité

L’ADEME définit l’écomobilité comme : « la capacité à repenser nos déplacements pour :

  • limiter le recours systématique à la « voiture solo » et privilégier les usages partagés de la voiture
  • utiliser les modes de transport économes en énergie, en CO2, en coût ;
  • privilégier les transports collectifs (bus, tramway, métro, train) et les modes partagés (vélos en libre-service, autopartage, covoiturage) ;
  • rester actif (marche, vélo)« .

L’écomobilité est donc une démarche globale visant à optimiser l’offre de transport en intégrant les besoins des usagers (résidents, navetteurs, visiteurs, écoliers, étudiants, commerçants,…). Son objectif est d’améliorer les déplacements en diminuant la dépendance à la voiture.

Quel est le rôle du numérique dans le développement de l’écomobilité ?

Les nouvelles technologies tels qu’Internet, la géolocalisation ou encore le partage d’information en temps réel permettent de calculer des itinéraires incluant les transports les plus proches, les fréquences, les horaires, l’état du trafic.  Grâce à cela les usagers peuvent maintenant s’informer instantanément et profiter de l’ensemble des solutions de transport disponibles (tram, bus, métro, vélos, covoiturage, autopartage …) pour se déplacer de manière rapide, économique ou active (marche ou vélo).

Aujourd’hui, un certains nombres de sociétés créent des applications d’écomobilité tournées vers l’intermodalité afin de développer la part des transports actifs,  collectifs ou partagés contre l’autosolisme. C’est le cas, par exemple, de l’application de covoiturage Coovia, qui intègre les données des stations de VélôToulouse ou des lignes de transports en commun SNCF ou Tisséo. L’intermodalité permet également d’alterner son mode de déplacement à la carte en fonction des jours de la semaine, en adéquation avec ses activités.

Quels sont les modes de transport les moins polluants ?

Les émissions sont calculées en gramme de CO2 par kilomètre et par personne. Les chiffres repris ci-dessous sont tirés de l’étude  » Émissions de CO2 selon le mode de transport en ville – Réf. « Maîtriser le changement climatique : le mémento des décideurs » MIES 1999  » et de l’article  » Les modes de transport les moins polluants  » de A+ Energies.

Classement des modes de transport polluants en ville :

Modes actifs (vélo, marche, roller, trottinette, …) : 0g CO/ km
Tramway : 20g CO/ km
Voiture électrique : 22 g CO2 / km
TER : 43 g CO2 / km.
Bus : 80g CO/ km
Voiture thermique (personne seule) : 310g CO/ km

Classement des modes de transport pour les longs trajets (hors ville) :

TGV : 13 g CO2 / km
Train (Intercités, Téoz) : 43 g CO2 / km.
2-roues jusqu’à 125 cm3 : 113 g CO2 / km
Avion, vol long-courrier : 118 g CO/ km
Moto de plus de 750 cm3  : 123 g CO2 / km
Voiture diesel de taille moyenne : 127 g CO2 / km
Autobus : 130 g CO/ km
Voiture essence taille moyenne : 135 g CO2 / km
Avion, vol domestique : 145 g CO/ km
Voiture GPL taille moyenne : 188 g CO2 / km

Pour les trajets en ville, les modes actifs sont les moins chers, les plus écologiques et les plus bénéfiques pour la santé ! Savez-vous par exemple que l’utilisation quotidienne du vélo pour aller au travail réduit de 40% notre risque de mortalité ? Pour les trajets un peu plus long en ville, différentes solutions plus ou moins écologiques existent tels que les transports en commun (le tramway remporte la palme d’or avec seulement 20g CO/ km), la voiture individuelle (le mode de déplacement le plus polluant) ou le covoiturage. De nombreuses personnes habitant en périphérie des villes ou à la campagne n’ont pas d’alternative viable à la voiture. Dans ce cas, la pratique du covoiturage permet de réduire le nombre de voiture en circulation. Pour les usagers, c’est aussi l’occasion de bénéficier des avantages de ce mode de déplacement : partage des frais, convivialité, solidarité, écomobilité, etc.

Concernant les longs trajets, la palme du transport le plus écologique revient de loin aux TGV avec seulement 13 g CO2 / km puis aux trains plus lents et moins modernes tels que les Intercités, Téoz avec 43 g CO2 / km.

 

Ce qu’il nous reste à faire :

L’ennemi public n°1 reste l’usage de la « voiture solo » génératrice de multiples nuisances telles que : les émissions de gaz à effet de serre, les embouteillages, le bruit, l’étalement urbain, etc.

Des solutions existent afin de développer l’écomobilité. Il faut s’en saisir afin de satisfaire nos engagements du Grenelle de l’environnement : réduction de 20% des émissions de CO2 des transports d’ici à 2020, pour les ramener à leur niveau de 1990.

A bientôt et bon déplacement !

Sources :

The following two tabs change content below.
Responsable Marketing Digital chez Coovia, les thèmes de la mobilité, de l'économie collaborative et du développement durable me passionnent et m'animent au quotidien.

One thought on “Écomobilté : Définition et Enjeux

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *