Les voitures autonomes, la mobilité du futur ?

Qui n’a jamais rêvé de pouvoir admirer le paysage ou faire un petit somme en toute sécurité derrière le volant pendant que la voiture se conduit toute seule ? Cet imaginaire qui nous a fait rêver dans Minority Report devrait voir le jour. Les grands noms du secteur automobiles mais aussi Google planchent sur les technologies des voitures autonomes. Une nouvelle forme de mobilité qui fait rêver…

 

La mobilité du futur

Une voiture qui s’adapte à la route, s’arrête au feu rouge et se régule toute seule aux différentes limitations de vitesse n’est pas une utopie… Le but de ces voitures autonomes est d’offrir plus de sécurité aux accros de la voiture : limiter les accidents, réduire les bouchons en adaptant la cadence de manière automatique et autonome, de pouvoir conduire sans permis ou en état ne le permettant pas (fatigue, ébriété), etc. Les habitudes de déplacement vont changer grâce à la technologie !

PSA envisage même de lancer sur le marché les premiers véhicules partiellement autonomes, avec délégation d’une partie de la conduite sur certains tronçons, dès 2020. Carla Gohin, directrice recherche et innovation chez PSA, estime que « les premières navettes entièrement autonomes sans conducteurs feront leur apparition autour de 2030« .

Des défis avant la mise en circulation des voitures autonomes

Une autre vision de la mobilité se fait grâce à ces nouveaux véhicules. Néanmoins, les concepteurs font face à quelques problématiques avant que les usagers « craquent » devant cette prouesse technologique.

  • Ces voitures sont dirigées par des systèmes informatiques :  que se passera-t-il si les véhicules (personnel ou transports en commun) seront piratés ?
  • Les constructeurs automobiles et peut-être même les gouvernements aurot-ils accès aux déplacements de chacun ?
  • Quel va être le coût de ces nouveaux véhicules comparés aux modèles traditionnels ?
  • Va-t-il y avoir un surcoût de l’entretien de ces véhicules ?

Tout le secteur automobile va devoir se transformer pour s’adapter aux voitures autonomes. Succès garantie dès le départ ? Peut-être pas en fin de compte.

Une question éthique sur la sécurité

Avec les voitures autonomes se pose une question éthique en cas d’accident… Faut-il sauver en priorité le conducteur, les piétons/cyclistes, les animaux ? Qui est responsable de l’impact : le conducteur ou le système de bord autonome ? Pour répondre à ces questions, l’Allemagne élabore des règles éthiques afin de protéger les humains avant tout… Même si la mise en place des voitures autonomes se fait pour réduire les accidents (mortels) de voiture, Google imagine une carrosserie flexible, devenant « molle » afin de protéger les piétons et les cyclistes en cas d’accident et au contraire redevenant « rigide » lors d’un impact contre un objet dur comme un poteau.

Les voitures autonomes ne seront pas en circulation avant de nombreuses années. Néanmoins, la mobilité imaginée dans de nombreux films de Science-Fiction semble être plus proche qu’on ne le croit. Même s’il reste de nombreuses questions, les voitures autonomes restent une véritable prouesse technologique pour une mobilité plus sûre dans un avenir de plus en plus proche.

Plans de Déplacement Entreprise : Ce Qui Vous Attend

En Janvier 2018, l’article II de l’article L. 1214-8-2 du code des transports entrera en vigueur. Cette loi s’inscrit dans la volonté du législateur de transformer progressivement les modes de transport actuels. Il s’agit de privilégier les transports moins polluants et moins encombrants que la voiture individuelle : mobilité active, covoiturage, transports en commun, multi-modalité…

Belgique et Bruxelles : réussite du PDE !

La législation française s’inscrit dans la continuité de l’application d’une norme européenne. Nos voisins belges ont pris de l’avance puisqu’une loi similaire est déjà en application. En effet, depuis 2004, les entreprises bruxelloises sont tenues de faire un Plan de Déplacement Entreprise (PDE). En une dizaine d’années, la promotion de modes de transports moins polluants au sein d’une entreprise a réussi à changer les habitudes de déplacement des salariés. Les PDE obligatoires pour toute entreprise de plus de 100 salariés concernent ainsi 43% de l’ensemble de l’emploi bruxellois.

Les différents Plan de Déplacement Entreprise qui ont étés développés avec les conseils de la région bruxelloise ont permis d’établir différentes mesures. Les entreprises visaient une réduction de 20% de la part de la voiture en 3 ans. Toutes les entreprises soumises à un PDE ont diminué leur part de voiture d’au minimum 21%.

En moyenne, les personnes travaillant à Bruxelles habitent à 25km de leur lieu de travail. Mais sous cette moyenne se cache de profondes disparités. C’est pourquoi il faut une complémentarité des modes d’actions en fonction de la distance réelle Travail-Maison. Le vélo est par exemple à privilégier pour les courtes distances tandis que le covoiturage est plus adapté pour les trajets de 25km et plus.

Développer un PDE, mais quels exemples ?

Les entreprises, avec des objectifs différents, ont travaillé avec des consultants spécialisés et la ville de Bruxelles.

La première mesure prise dans le cadre dans le cadre du Plan de Déplacement Entreprise est le télétravail. A Bruxelles en 2014, le télétravail concernait 16 personnes sur 100, contre seulement 6% en 2011. C’est une multiplication par 3 en 3 ans ! Le télétravail ne change pas seulement le mode de transport : il l’élimine.

La seconde mesure fut le passage du « tout voiture » au déploiement d’autres moyens de transport. Par exemple, diminuer le nombre  de place de parking voiture tout en augmentant la capacité des parkings vélos engendre une incitation à venir en vélo plus forte que l’incitation à venir en voiture. En complément, l’entreprise peut aussi aménager son espace en déployant des facilités périphériques à l’environnement du vélo, comme par exemple, la mise à disposition de douches pour les personnes ayant fait du vélo ou de la marche.

La distance recommandée pour l’utilisation du vélo en tant que transport de facilité est de 3km.  Au dessus de cette distance, d’autres moyens peuvent être envisagées. Un employé habitant à une distance supérieure à 20km peut par exemple prendre le train et finir à pied ou à vélo.

La diminution du parc automobile peut aussi se faire avec le covoiturage, pour tous types de trajets. Cette solution permet aussi de créer du lien entre les salariés et renforcer l’application des valeurs sociales d’une entreprise. La mise en relation entre différents salariés est parfois compliquée : savoir si un collègue habite proche de chez soi, faire coïncider des horaires… De nombreuses applications numériques existent.

PDE = pédagogie et stimulation

Pour faire aboutir un PDE, atteindre les objectifs fixés, le déploiement d’activités stimulatrices de mobilité est le plus souvent découpé sur 3 ans renouvelables :

  • Année 1: Lancement

Cette première année permet d’éveiller et d’informer les salariés sur les différentes solutions proposées qui s’adapteront à leurs besoins et leurs expliquer les bénéfices que provoqueront la mise en place d’un PDE. (Newsletter, événement de lancement, flyers…)

  • Année 2 : Activation

L’année suivant, il faut motiver les salariés en les challengeant à travers différents évènements (brunchs, challenges de la mobilité, goodies, cartes avantages…)

  • Année 3 : Stabilisation

La troisième année permet de perfectionner les plans mis en places à travers des retours, et féliciter les changements effectués avec la remise de prix des salariés les plus mobiles. Cela permet ainsi d’encourager à continuer et stimuler les personnes n’ayant toujours pas eu l’occasion de rejoindre l’aventure.

Les plans de déplacement entreprise seront en 2018 des obligations pour les entreprises sur les sites de plus de 100 salariés mais elles ne doivent pas être vues comme un fardeau. Un PDE est avant tout un projet qui peut fédérer une entreprise et permet de stimuler sa capacité d’adaptation. Alors, tous en route pour de nouveaux projets de déplacement entreprise efficaces à l’horizon 2018 !

Sources générales :

Le nouveau Grand Paris des Transports : un pari fou ?

Présenté par le Gouvernement le 6 mars 2013, le nouveau Grand Paris des Transports s’inscrit dans la continuité du Plan Climat Parisien de 2007 dont l’objectif est de réduire, d’ici 2020, la consommation énergétique du territoire Parisien de 25% par rapport au niveau de 2004. Le nouveau Grand Paris s’inscrit désormais dans le plan d’action stratégique Paris intelligente et durable présenté par la Maire en mai 2015.

 

Que se cache-t-il sous ce grand nom ?

A l’instar du Projet Mobilité Toulousain ayant fait l’objet d’un article en février 2017 sur ce blog, le nouveau Grand Paris des Transports vise à améliorer progressivement, jusqu’en 2030, la qualité des déplacements grâce à un niveau de service accru et au retour à des temps de trajet raisonnables. Le projet parisien a pour objectif de moderniser et développer le réseau de transport afin répondre à la forte augmentation du trafic (21% du trafic en dix ans) et aux inefficacités du réseau comme le manque d’une ligne circulaire et de point d’interconnexions efficaces.

Le nouveau Grand Paris des transports se scinde en deux volets :

  1. la modernisation du réseau existant,
  2. la mise en place de nouvelles lignes de métro automatique, c’est le fameux Grand Paris Express.

Grâce à ce projet colossal, réduisant les inégalités territoriales et améliorant l’attractivité de la région Île-de-France, 90% des franciliens seront en 2030 à moins de 2 km d’un gare ! Découvrez la carte du réseau de transport du Grand Paris tel qu’il sera en 2030.

 

L’amélioration et l’extension du réseau existant

L’Etat, la région, les départements et le STIF ( Syndicat des transports d’Île-de-France ) ont conclu d’engager 12 milliards d’euros afin d’améliorer et d’étendre le réseau de transport public existant d’ici 2030. Concrètement les Franciliens assisteront progressivement à : l’amélioration des lignes de Transilien, des prolongations de lignes de métro (ligne 11 et 14), la désaturation de certaines autres (ligne 13), le prolongement du RER E (projet EOLE), la création de bus à haut niveau de service et de nouvelles lignes de tramways, et la modernisation des RER.

 

Le Grand Paris Express

Ce projet pharaonique, dont les travaux ont débutés en 2015, prévoit à l’horizon 2030 la construction de 200 km de lignes de métro automatique et 68 nouvelles gares reliant les pôles du Grand Paris, les 3 aéroports et les gares TGV !  La plupart de ces lignes sont de périphérie à périphérie, il y aura également la création d’une ligne de rocade. Les lignes automatiques seront reliées au réseau et permettront de faire gagner en moyenne 7 minutes aux usagers.

 

Sources :

 » Un réseau de transport moderne et étendu « , Société du Grand Paris, 9 avril 2014 :
https://www.societedugrandparis.fr/projet/le-grand-paris/reseau-transport-moderne-etendu

 » Le nouveau grand Paris « , STIF, juillet 2015 :
http://www.stif.org/IMG/pdf/dpi_2015_ensemble-fiches-projets_mel_bis.pdf

 » Réseau de transport du Nouveau Grand Paris « , IAU, 2015 :
http://www.iau-idf.fr/fileadmin/user_upload/Enjeux/MGP/atlasMGP/CCM_15_rngp.pdf

 » Plan de mobilisation pour les transports en Île-de-France « , AUT IDF, 2009 :
http://www.aut-idf.org/IMG/pdf/plan_mobilisation_RIF_mars09.pdf

 » Le Grand Paris des transports « , Préfecture d’Île-de-France, 29 mars 2016
http://www.prefectures-regions.gouv.fr/ile-de-france/Region-et-institutions/Portrait-de-la-region/Le-Grand-Paris/Le-Grand-Paris-des-transports/Le-Grand-Paris-des-transports

La marche, le déplacement sous-estimé?

En 2015, un Français faisait en moyenne 7500 pas, contre 9000 en 2012. (source) Les français favorisent de moins en moins la marche malgré l’augmentation des distances parcoures. Cette diminution qui est dans la continuité des vingt dernières années inquiète le milieu médical qui conseille une pratique quotidienne d’environ 30 minutes pour des bienfaits sur la santé. Cette activité bénéfique est trop souvent sous-estimée. Comment réconcilier les Français avec leurs pieds ? Enquête.

La mobilité courte distance

La marche est principalement utilisée sur des trajets courtes distances (déplacement dans un bâtiment fermé, rue piétonne…). Cependant depuis quelques années, la distance parcourue à pied s’est réduite rendant le trajet piéton encore plus marginal.

Les Français, qui en moyenne font 7500 pas quotidiens, sont très loin des 10.000 pas préconisés par les professionnels de la santé. Ce phénomène peut être expliqué par la diversification des modes de transport court trajet (< 3 km) : développement du cyclisme, segway, trottinette, monocycle, escalators… Cette diversification n’est pas seulement un effet de mode mais peut être vue comme une solution du fait que la marche est l’une des mobilités les plus lentes (environ 5 km/h).

La mobilité partout

Pas besoin de chercher une place de parking pour ses jambes. Se déplacer à pied permet de se déplacer partout sans avoir les inconvénients d’autres transports plus encombrants tel que la voiture, ou d’ajouter les coûts additionnels (place de parking, révision, carburant). De plus en plus de villes favorisent la marche en rendant des zones exclusivement piétonnes, en réaménageant des trottoirs ou en lui donnant un plus grand poids (piétons toujours prioritaires lors de la traversé du passage piéton même au feu rouge).

Un allié pour la santé physique…

La marche est, avec le vélo, l’un des seuls modes de transport dit « actif » c’est à dire nécessitant une activité physique, contrairement aux modes de transports dits « passif » (voiture, transports en commun, segway, hoverboard).

Le monde de la santé s’accorde pour dire que 30 minutes de marche par jour sur cinq jour de la semaine permettrait d’avoir des retombés musculaires, cardiaques et respiratoires bénéfiques. De plus, le poids peut être plus facilement régulé. (source)

… Et aussi psychique

Moins connu, la marche a aussi des effets bénéfiques sur la santé mentale. Le simple fait de marcher dans un environnement naturel tel que les parcs ou les forêts stimule en effet les sensations de bien être et la réflexion sur soi-même.

Selon une étude du docteur Marc Berman de l’Université de South Carolina, marcher dans un environnement naturel favoriserait la mémoire, la créativité et la plasticité du cerveau. (source)

Redécouvrir la marche

Oui, la marche est un mode de transport lent. Cependant, est-ce vraiment un aspect négatif ? Ces bienfaits sur la santé, que n’apportent aucun autre mode de transport, font de la marche le mode de déplacement le plus fructueux. Marcher dans une forêt en famille ou faire un petit détour à pied avant de se rendre à la maison est facile et, avec l’arrivée de l’été, pourquoi ne pas aller chercher les enfants à pied ? Cela vous permettrait aussi d’avoir un échange plus personnel avec vos enfants. Réappropriez vous vos jambes, votre meilleur ami pour les déplacements !

Pour aller plus loin :

Écomobilté : Définition et Enjeux

L’écomobilité est un enjeu majeur face au réchauffement climatique. En effet, le secteur des transports est le premier émetteur de gaz à effet de serre en France. Heureusement, le numérique permet d’envisager la mobilité autrement.

Le transport en France, 1er émetteur de gaz à effet de serre

Selon le ministère de l’Environnement, sur la période 1990-2013, les émissions de GES du secteur transport ont augmentées de 12 %. (source) En 2013, les transports représentent 26,9% des émissions de gaz à effet de serre (GES). Le transport est le premier secteur en terme d’émissions de GES contre 18,8 % pour le secteur agricole, 17,7 % pour les secteurs résidentiel et tertiaire, 13 % pour le secteur de l’industrie manufacturière, 11,7 % pour les industries de l’énergie et 3,4 % pour le secteur du traitement des déchets. (source)

L’écomobilité

L’ADEME définit l’écomobilité comme : « la capacité à repenser nos déplacements pour :

  • limiter le recours systématique à la « voiture solo » et privilégier les usages partagés de la voiture
  • utiliser les modes de transport économes en énergie, en CO2, en coût ;
  • privilégier les transports collectifs (bus, tramway, métro, train) et les modes partagés (vélos en libre-service, autopartage, covoiturage) ;
  • rester actif (marche, vélo)« .

L’écomobilité est donc une démarche globale visant à optimiser l’offre de transport en intégrant les besoins des usagers (résidents, navetteurs, visiteurs, écoliers, étudiants, commerçants,…). Son objectif est d’améliorer les déplacements en diminuant la dépendance à la voiture.

Quel est le rôle du numérique dans le développement de l’écomobilité ?

Les nouvelles technologies tels qu’Internet, la géolocalisation ou encore le partage d’information en temps réel permettent de calculer des itinéraires incluant les transports les plus proches, les fréquences, les horaires, l’état du trafic.  Grâce à cela les usagers peuvent maintenant s’informer instantanément et profiter de l’ensemble des solutions de transport disponibles (tram, bus, métro, vélos, covoiturage, autopartage …) pour se déplacer de manière rapide, économique ou active (marche ou vélo).

Aujourd’hui, un certains nombres de sociétés créent des applications d’écomobilité tournées vers l’intermodalité afin de développer la part des transports actifs,  collectifs ou partagés contre l’autosolisme. C’est le cas, par exemple, de l’application de covoiturage Coovia, qui intègre les données des stations de VélôToulouse ou des lignes de transports en commun SNCF ou Tisséo. L’intermodalité permet également d’alterner son mode de déplacement à la carte en fonction des jours de la semaine, en adéquation avec ses activités.

Quels sont les modes de transport les moins polluants ?

Les émissions sont calculées en gramme de CO2 par kilomètre et par personne. Les chiffres repris ci-dessous sont tirés de l’étude  » Émissions de CO2 selon le mode de transport en ville – Réf. « Maîtriser le changement climatique : le mémento des décideurs » MIES 1999  » et de l’article  » Les modes de transport les moins polluants  » de A+ Energies.

Classement des modes de transport polluants en ville :

Modes actifs (vélo, marche, roller, trottinette, …) : 0g CO/ km
Tramway : 20g CO/ km
Voiture électrique : 22 g CO2 / km
TER : 43 g CO2 / km.
Bus : 80g CO/ km
Voiture thermique (personne seule) : 310g CO/ km

Classement des modes de transport pour les longs trajets (hors ville) :

TGV : 13 g CO2 / km
Train (Intercités, Téoz) : 43 g CO2 / km.
2-roues jusqu’à 125 cm3 : 113 g CO2 / km
Avion, vol long-courrier : 118 g CO/ km
Moto de plus de 750 cm3  : 123 g CO2 / km
Voiture diesel de taille moyenne : 127 g CO2 / km
Autobus : 130 g CO/ km
Voiture essence taille moyenne : 135 g CO2 / km
Avion, vol domestique : 145 g CO/ km
Voiture GPL taille moyenne : 188 g CO2 / km

Pour les trajets en ville, les modes actifs sont les moins chers, les plus écologiques et les plus bénéfiques pour la santé ! Savez-vous par exemple que l’utilisation quotidienne du vélo pour aller au travail réduit de 40% notre risque de mortalité ? Pour les trajets un peu plus long en ville, différentes solutions plus ou moins écologiques existent tels que les transports en commun (le tramway remporte la palme d’or avec seulement 20g CO/ km), la voiture individuelle (le mode de déplacement le plus polluant) ou le covoiturage. De nombreuses personnes habitant en périphérie des villes ou à la campagne n’ont pas d’alternative viable à la voiture. Dans ce cas, la pratique du covoiturage permet de réduire le nombre de voiture en circulation. Pour les usagers, c’est aussi l’occasion de bénéficier des avantages de ce mode de déplacement : partage des frais, convivialité, solidarité, écomobilité, etc.

Concernant les longs trajets, la palme du transport le plus écologique revient de loin aux TGV avec seulement 13 g CO2 / km puis aux trains plus lents et moins modernes tels que les Intercités, Téoz avec 43 g CO2 / km.

 

Ce qu’il nous reste à faire :

L’ennemi public n°1 reste l’usage de la « voiture solo » génératrice de multiples nuisances telles que : les émissions de gaz à effet de serre, les embouteillages, le bruit, l’étalement urbain, etc.

Des solutions existent afin de développer l’écomobilité. Il faut s’en saisir afin de satisfaire nos engagements du Grenelle de l’environnement : réduction de 20% des émissions de CO2 des transports d’ici à 2020, pour les ramener à leur niveau de 1990.

A bientôt et bon déplacement !

Sources :

Le covoiturage événementiel

Tout le monde a déjà entendu parler du covoiturage. Certains l’ont testé et même déjà adopté ! Même les personnes n’ayant jamais utilisé de plateforme de covoiturage ont au moins une fois dans leur vie covoiturées avec leur entourage que ce soit pour aller au travail, partir en vacances ou même pour se rendre à des événements. Covoiturer, c’est exécuter un trajet commun avec d’autres personnes. C’est partager votre voiture afin de combler les sièges vides et d’en faire profiter vos voisins/autrui.

Le covoiturage est en plein essor. Son côté écolo et économe séduit mais il a aussi d’autres atouts : il booste les réseaux personnels et professionnels et apporte bien sûr de la convivialité. Mais combien de trajets se font seuls alors que d’autres personnes font le même trajet que nous chaque jour ou se rendent au même endroit ? Votre voisin se rend peut-être au même événement que vous et vous ne le savez même pas !

Prenons l’exemple de la grande agglomération toulousaine : 2,3 millions de déplacements en voiture / jour et 5 millions de sièges vides circulent chaque sur cette même agglomération. Il existe plusieurs plateforme dédiées au covoiturage, avec des différences et spécialisations :

  • le covoiturage longue distance, comme blablacar,
  • le covoiturage quotidien dit domicile-travail, comme Coovia ou Tisséo pour la région toulousaine, ou Blablalines pour l’axe autoroutier entre Montauban et Toulouse,
  • l’auto-stop 2.0 comme Rezopouce


A cela on peut ajouter le covoiturage événementiel, que Coovia teste actuellement avec son nouveau produit MYpeopleGO

 

Le covoiturage d’événement, qu’est ce que c’est ?

Le covoiturage événementiel est une variante du covoiturage. Le covoiturage est particulier car on covoiture pour se rendre à un endroit, à une heure précise, et en repartir à la fin de l’événement. Pour un match de rugby, par exemple, les covoitureurs arrivent et partent à la même heure… et c’est beaucoup plus facile pour s’organiser 😉

Le covoiturage événementiel est, par définition, exceptionnel mais peut être récurrent, comme dans le cas de supporters. Le trajet peut être plus ou moins long.

Le covoiturage événementiel, qu’est-ce que cela apporte ?

Le covoiturage événementiel récupère les avantages du covoiturage plus classique :

  • Écologique. Prendre moins de voiture pour se rendre à un endroit permet de désengorger les routes et donc de réduire les émissions polluantes.  Cela diminue l’empreinte carbone de chacun ainsi que que des autres gaz à effet de serre émis par les véhicules
  • Economique. En covoiturage le trajet effectué est moins cher par personne puisque les frais sont partagés. Ce sont des économies de carburant et d’usure des véhicules.
  • Convivialité. Faire un trajet à plusieurs est toujours plus fun que de le faire  seul.  Le temps passe plus vite, on peut échanger avec d’autre personnes, des amis ou bien même des inconnus que l’on n’aurait pas forcément eu l’occasion de rencontrer sans ça.
  • Solidarité. Covoiturer c’est permettre à des personnes n’ayant pas de moyen de transport de pouvoir se rendre à des endroit où ils ne seraient pas aller sans ce moyen.
  • Sécuritaire. Covoiturer permet de réduire la fatigue et le stress et les accidents de la route  :

Mais, pour l’organisateur de l’événement, le covoiturage événementiel permet :

  • de donner une meilleure accessibilité aux sites
  • de réduire les flux de circulation autour des sites. Le voisinage appréciera !

Le covoiturage est une offre supplémentaire qui peut devenir un élément clés pratique pour l’organisation d’un événement, que ce soit une soirée, un mariage, un anniversaire…. ou un match de rugby !

Les différents acteurs apportent chacun des solutions ou spécialisations. Covoiturart se spécialise sur les institutions culturelles, Blablacar passe des partenariats avec des festivals. L’offre s’élargit et contribue normaliser le covoiturage événementiel. Attendrez vous que ce soit mainstream pour vous y adonner ? 😉

Photo : MYpeopleGO

Le téléphérique urbain, nouveau sésame pour la mobilité des agglomérations ?

En décembre 2016, Toulouse annonçait officiellement le prestataire technique retenu pour la construction et la maintenance de son téléphérique urbain. Sa mise en service fera de Toulouse la deuxième ville en France après Brest à se doter de cette infrastructure comme moyen de transport en commun. Nous en avons parlé dans notre article sur l’histoire des transports en commun toulousains.

Téléphérique urbain, révolution ou recyclage ?

Le téléphérique urbain, aussi appelé transport urbain par câble, regroupe l’ensemble des systèmes de transport ayant recours au câble pour assurer la traction des véhicules en ville. Funiculaires et tramways à traction par câble font donc aussi partie de cette catégorie : tout de suite, on a bien plus en tête des images d’Épinal que la projection holographique d’un véhicule futuriste !

Deux téléphériques existent déjà en milieu urbain en France depuis bientôt 60 ans : celui de Grenoble, inauguré en 1934, et celui de Toulon datant de 1959. Bien que transportant plusieurs milliers de personnes par an, leur vocation demeure avant tout touristique. Pourquoi alors un tel engouement de la population et des médias au moment de l’inauguration par Brest de son téléphérique le 19 novembre dernier, dont les deux nacelles ont été présentées comme “les premières en France à fonctionner en milieu urbain” ?

En fait, ce téléphérique a ceci de “nouveau” qu’il est accessible avec un simple ticket de transport en commun : il est donc rattaché au réseau de transports en commun de la ville, notamment au niveau tarifaire. De plus, il repose sur des technologies bien plus modernes que ses cousins du XXe siècle : verre opacifiant à l’aide de cristaux liquides, batteries de super-capacité qui utilisent en montée l’énergie produite en descente, câbles de très haute technologie permettant aux cabines de passer l’une au-dessus de l’autre au lieu de se croiser.

La capacité du téléphérique de Brest est aussi bien plus imposante que ses prédécesseurs citadins : 1850 personnes par jour, d’où sa légitimité à faire partie du “mix mobilité” des agglomérations.

Mais pourquoi un téléphérique ??

Les villes avaient déjà le métro, le tram, le bus, les vélos : pourquoi se tourner vers le téléphérique ?

  • Tout d’abord, il y a l’aspect “franchissement” : pour passer une rivière, des autoroutes ou gravir une montagne, le téléphérique est très pratique. Ce n’est pas pour rien que les stations de ski l’ont adopté depuis longtemps !
  • Le coût : comparativement, construire un téléphérique est bien moins cher qu’un pont pour franchir un cours d’eau. Les travaux de conception sont également plus légers et donc moins onéreux que pour un tram ou un métro.
  • L’aspect environnemental : fonctionnant à l’électricité, le téléphérique est considéré comme un mode “propre”, qui ne génère pas d’émissions polluantes. Il est économe en énergie puisqu’il consomme trois fois moins qu’un tramway, cinq fois moins qu’un bus, et dix fois moins qu’une voiture.
  • Les nuisances : le téléphérique urbain possède un impact faible sur le plan sonore, visuel et spatial. A Toulouse par exemple, il sera soutenu par seulement 5 pylônes électriques au sol, fera peu de bruit (60 dB, soit l’équivalent d’une conversation entre deux personnes ou d’une douche le matin) et transportera jusqu’à 35 passagers dans 14 cabines.
  • Le temps de transport : à l’instar du métro, le téléphérique n’a pas à composer avec des feux, croisements ou autres contraintes de circulation. Relier un point A à un point B peut donc se faire rapidement ! L’exploitant du réseau de transport toulousain Tisséo estime à 10 minutes le temps pour parcourir les 3 futures stations de téléphérique, avec un départ toutes les 1 minute 30.
  • Le fun ! Peut-être en raison de leur encore relative rareté, les téléphériques urbains représentent une attraction touristique pour les villes. A Brest, les cabines ovales du téléphérique offrent une vue à 360 degrés sur la ville, sa rade, son port, son château du XVIIe siècle, sa base militaire et les Capucins. Un hublot placé au sol permet même de voir la rivière Penfeld, 70 mètres plus bas. Un argument que Berlin a bien compris, elle qui s’apprête à inaugurer son téléphérique, qui surplombera les bucoliques Jardins du Monde, lors du Salon International des Jardins (IGA Berlin 2017) pas plus tard que… ce jeudi ! 😉

En France, la loi de 2009 issue du Grenelle de l’environnement et la loi de transition énergétique pour la croissance verte adoptée à l’été 2015, encouragent désormais ce mode de transport. L’ordonnance de novembre 2016 sur les transports urbains par câble a permis de lever les difficultés liées aux règles de survol des terrains privés. Le contexte est donc favorable, comme le montrent les projets actuellement à l’étude dans plusieurs villes, notamment à Orléans, Chambéry, Grenoble et Créteil. La voiture volante souvent annoncée pour prendre possession de nos airs se retrouve maintenant face un concurrent à la fois plus réaliste et plus collectif, le téléphérique urbain.