Les voitures autonomes, la mobilité du futur ?

Qui n’a jamais rêvé de pouvoir admirer le paysage ou faire un petit somme en toute sécurité derrière le volant pendant que la voiture se conduit toute seule ? Cet imaginaire qui nous a fait rêver dans Minority Report devrait voir le jour. Les grands noms du secteur automobiles mais aussi Google planchent sur les technologies des voitures autonomes. Une nouvelle forme de mobilité qui fait rêver…

 

La mobilité du futur

Une voiture qui s’adapte à la route, s’arrête au feu rouge et se régule toute seule aux différentes limitations de vitesse n’est pas une utopie… Le but de ces voitures autonomes est d’offrir plus de sécurité aux accros de la voiture : limiter les accidents, réduire les bouchons en adaptant la cadence de manière automatique et autonome, de pouvoir conduire sans permis ou en état ne le permettant pas (fatigue, ébriété), etc. Les habitudes de déplacement vont changer grâce à la technologie !

PSA envisage même de lancer sur le marché les premiers véhicules partiellement autonomes, avec délégation d’une partie de la conduite sur certains tronçons, dès 2020. Carla Gohin, directrice recherche et innovation chez PSA, estime que « les premières navettes entièrement autonomes sans conducteurs feront leur apparition autour de 2030« .

Des défis avant la mise en circulation des voitures autonomes

Une autre vision de la mobilité se fait grâce à ces nouveaux véhicules. Néanmoins, les concepteurs font face à quelques problématiques avant que les usagers « craquent » devant cette prouesse technologique.

  • Ces voitures sont dirigées par des systèmes informatiques :  que se passera-t-il si les véhicules (personnel ou transports en commun) seront piratés ?
  • Les constructeurs automobiles et peut-être même les gouvernements aurot-ils accès aux déplacements de chacun ?
  • Quel va être le coût de ces nouveaux véhicules comparés aux modèles traditionnels ?
  • Va-t-il y avoir un surcoût de l’entretien de ces véhicules ?

Tout le secteur automobile va devoir se transformer pour s’adapter aux voitures autonomes. Succès garantie dès le départ ? Peut-être pas en fin de compte.

Une question éthique sur la sécurité

Avec les voitures autonomes se pose une question éthique en cas d’accident… Faut-il sauver en priorité le conducteur, les piétons/cyclistes, les animaux ? Qui est responsable de l’impact : le conducteur ou le système de bord autonome ? Pour répondre à ces questions, l’Allemagne élabore des règles éthiques afin de protéger les humains avant tout… Même si la mise en place des voitures autonomes se fait pour réduire les accidents (mortels) de voiture, Google imagine une carrosserie flexible, devenant « molle » afin de protéger les piétons et les cyclistes en cas d’accident et au contraire redevenant « rigide » lors d’un impact contre un objet dur comme un poteau.

Les voitures autonomes ne seront pas en circulation avant de nombreuses années. Néanmoins, la mobilité imaginée dans de nombreux films de Science-Fiction semble être plus proche qu’on ne le croit. Même s’il reste de nombreuses questions, les voitures autonomes restent une véritable prouesse technologique pour une mobilité plus sûre dans un avenir de plus en plus proche.

L’impact de la Responsabilité Sociale des Entreprises sur la mobilité des entreprises

La Responsabilité Sociale des Entreprises (RSE) est une notion globale de la mise en pratique du développement durable au sein des entreprises. Son but : avoir un impact positif sur les préoccupations sociales, environnementales et économiques actuelles, tout en prenant en compte les attentes de tous les collaborateurs d’une entreprise. Les outils de la RSE sont multiples et peuvent apparaître sous différentes formes. La mobilité fait partie de ces outils. Explications.

Qu’est-ce que la Responsabilité Sociale des Entreprises ?

La RSE permet aux entreprises de réduire l’impact négatif de leurs productions sur la planète tout en ayant un enjeu positif sur le social, en améliorant la qualité de vie de leurs salariés, et par la suite sur. Egalement appelée Responsabilité Sociétale des Entreprises, son champ d’action va au-delà des obligations juridiques applicables (lois en vigueurs et normes internationales).

Chaque entreprise peut aller plus loin dans sa démarche. Le but n’est pas de se concentrer sur le profit immédiat : il faut penser sur le long terme en ayant conscience que chaque acte a un impact positif ou négatif sur l’environnement, le social et l’économie.

Toutes les entreprises françaises peuvent avoir une politique RSE. Grands groupes, entreprises cotées, PME : chaque geste compte !

Le Plan de Mobilité des Entreprises, une des solutions de la RSE

La Responsabilité Sociale des Entreprises peut prendre plusieurs formes au sein d’une entreprise, que ce soit par rapport à la gouvernance, l’embauche, l’approvisionnement, etc.

A partir de janvier 2018, l’Etat français impose aux entreprises un outil de la Responsabilité Sociale des Entreprises : le Plan de Déplacement des Entreprises. Ce plan de mobilité a un impact à la fois économique, sociétal et écologique. En effet, chaque entreprise doit proposer des solutions de mobilité pour faciliter à ses salariés, clients ou fournisseurs, les parties prenantes, l’accès au travail. Elle peut aménager les horaires de ses salariés, les inciter à privilégier le télétravail, les transports en commun ou le covoiturage pour leurs déplacements.

L’obligation du Plan de Déplacement des Entreprises dans le cadre de la RSE pousse les entreprises à réfléchir à de réelles solutions pour limiter les émissions de gaz à effet de serre. Aujourd’hui, les moyens de communications sont importants et il suffit parfois d’avoir un ordinateur et d’une connexion internet pour travailler.  Et même s’il est important que les salariés d’une même entreprise travaillent ensemble, ont-ils besoins d’être présents tous les jours au sein de l’entreprise ? Les réunions avec des collaborateurs extérieurs ne peuvent-elles pas avoir lieu par visioconférence ?

Tous les moyens sont bons pour limiter les émissions de gaz à effet de serre tout en améliorant le quotidien des collaborateurs d’une entreprise. La Responsabilité Sociale des Entreprises est là pour guider les entreprises et pousser leur réflexion afin de trouver des solutions qui conviennent à tous.

Etats Généraux de la Mobilité Durable En résumé

Souvent absente des débats politiques, la Mobilité Durable a été au coeur du débat pendant 9 mois à travers une vaste consultation. Elle s’est déroulée en ligne et via des réunions publiques et s’est concrétisée par 70 propositions d’action. Les défis sont aussi bien sociaux-économiques qu’environnementaux et de nombreuses problématiques destinées à les relever ont été abordées. Petite fiche de lecture sur résumé de ce que contiennent ces propositions :

Enjeu #1: Mettre la mobilité durable au coeur du débat public

Pour encourager des choix de mobilité durable, encore faut-il en parler. L’ancrage de l’autosolisme dans les habitudes de chacun rend la tâche d’autant plus complexe.

L’initiation du changement implique un engagement des instituions publiques pour quelles mènent des actions d’éducation et de sensibilisation à travers leur politiques publiques. A ce titre, la création d’un Ministère du Transport et de la Mobilité a été mentionnée comme une action majeure. Mais la mise en place d’instances de dialogue et d’échange aussi !

Les institutions locales et nationales doivent porter la problématique de façon récurrente pour que la lutte contre la pollution, la sédentarité et le report modal durable soient possible.

Enjeu #2: Recentrer la qualité au service des voyageurs

Pour encourager le report modal sur les transports publics, l’offre proposée doit impérativement correspondre aux attentes des voyageurs. Cela nécessite une mise en place d’indicateurs.

  • Les tarifs doivent être simplifiés pour une meilleure transparence et lisibilité.
  • Les trajets doivent être optimisés.

Pour arriver à des déplacements plus rapides et plus souples, différentes pistes sont mises en avant :

  • les aménagements urbains, voies de bus ou bandes d’arrêt d’urgence,
  • le cadencement des transports,
  • l’élaboration d’un véritable service minimum pour permettre de limiter les préjudices causés aux voyageurs par les mouvement sociaux,
  • la question de la connectivité dans les transports, gares et arrêts, qui représente un incitatif majeur.

Enjeu #3: Faciliter l’Intermodalité et la Multimodalité

L’intégration d’initiatives privées aux dispositifs de transports publics permet l’élargissement ainsi que l’optimisation de l’offre globale de transport. Mais cela ne peut se faire qu’à condition de permettre des correspondances efficaces. Les parkings de covoiturage à la sortie du métro en sont un bon exemple.

De même, la mise en place de guichets uniques, de plateformes billetiques multimodales et de pôles d’échanges multimodaux doit être accompagnée d’une tarification multimodale cohérente. Idéalement, elle est dématérialisée.

En résumé, les acteurs publics et privés doivent créer une synergie pertinente et constituer un dispositif pérenne de lutte contre l’autosolisme. La première étape de ce partenariat repose notamment sur une expérimentation par les régions et collectivités souhaitant étendre leur compétences en nouvelles mobilités.

Enjeu #4: Repenser la mobilité dans les territoires peu denses

Pour garantir une desserte des territoires peu denses, il faut miser sur la diversification de l’offre de transports. Les vélos électriques, l’autopartage ou le covoiturage sont des outils qui se doivent d’être complémentaires. L’important est l’efficacité.

De multiples appels à projets devraient voir le jour, notamment sur la mise en place d’infrastructures dédiées (pôles d’échanges multimodaux, voies cyclables, stationnements vélos sécurisés, stations de carburants alternatifs…).

L’idéal est de s’approcher d’une logique de transport à la demande pour un déplacement simple et souple mais à coûts maîtrisés.

Enjeu #5: Assurer la transition énergétique et préserver la Santé Publique

A court terme, il s’agit de réduire la pollution atmosphérique en assurant une transition vers la mixité énergétique et en rationalisant l’utilisation de la voiture personnelle.

Ces démarches passent par l’implication des entreprises à travers la mise en place d’un Plan de Mobilité (PDE) et des employeurs et recruteurs dont il est attendu qu’ils contribuent à la définition des offres publiques de mobilité et à la généralisation du conseil en mobilité.

Divers incitatifs financiers ont été envisagés avec par exemple :

  • l’achat de vélo et de véhicules de transports publics dont le montant des subventions devraient être révisé à la hausse;
  • l’Indemnité Kilométrique Vélo revalorisée pour inciter à pédaler pour se déplacer.

Enjeu #6: Préserver le financement et repenser le modèle économique

Pour assurer les investissements dans les transports publics, il a été proposé d’alléger les taxes (TVA sur matériel roulant, équipements…). Une TVA à 5,5% a notamment été évoquée.

Mais l’augmentation de l’Aide au Financement Des Infrastructures de Transport de France (AFITF) permettrait aussi un accompagnement financier supplémentaire.

Coté transport régional, la liberté tarifaire est recommandée mais à condition qu’elle soit cohérente avec la capacité contributive des voyageurs et que les tarifs soit indexés sur l’inflation. Ils pourraient alors augmenter avec l’évolution qualitative et quantitative de l’offre de transport.

Il est également proposé d’ouvrir le transport ferroviaire régional à la concurrence.

Un 4ème appel à projet Transports Collectifs et Mobilité Durable devrait être mis en place et la démarche pérennisée à horizon 2020.

Le mot de la fin?

C’est un vaste chantier qui s’annonce pour tous les acteurs de la mobilité pour créer une offre de transport à la fois large, souple et durable. La clé du succès réside dans une étroite collaboration entre les ressources historiques, par exemple le vélo, et les produits de l’innovation, comme le vélo électrique.

Toutes ces ambitieuses mesures ne prendront sens qu’à la seule condition de trouver un soutien solide de la part des diverses instances politiques nationales et régionales, pour que les enjeux de la mobilité durable prennent place dans la conscience et les choix de chacun.

Source :

  • Rapport des Etats Généraux de la Mobilité, à l’initiative de l’Association des Régions de France (ARF), la Fédération Nationale des Associations d’Usagers des Transports (FNAUT), la Fédération Nationale des Transports de Voyageurs (FNTV), le Groupement des Autorités  Responsables de Transport (Gart), l’association TDIE (Transport, Développement, Intermodalité, Environnement) et l’Union des Transports Publics et ferroviaires (UTP)

Autonomy, le festival de la mobilité

La première édition d’Autonomy, à la Grande halle de la Villette à Paris, a eu lieu l’automne dernier. Le pari de Ross Douglas, le CEO d’Autonomy de réunir innovateurs, commuteurs et pouvoirs publics est donc réussi. Autonomy est incontestablement l’événement du secteur des nouvelles mobilités, actives ou non, et la prochaine édition aura lieu du 19 au 21 octobre 2017.

Autonomy, un festival

Plus qu’un énième salon, Autonomy est un festival, ouvert aux professionnels comme au public. On peut expérimenter les nouveaux moyens de transports… tout en prenant du recul sur secteur en écoutant des conférences.

Les chiffres données par Autonomy, aussi bien d’affluence que de retombées, sont impressionnants :

Ross Douglas, le CEO d’Autonomy, l’écrivait l’été dernier, Autonomy ne se veut pas un rendez-vous industriel : « to speed up the transition from outdated car-centric behaviors to smart commutes, you need more than just products« .

Autonomy, un lieu de ressources

Pour pouvoir faire quelque chose de l’information, il faut déjà la créer, la diffuser. C’est à cela que servent les conférences d’Autonomy. Elles ont été live-tweetées, enregistrées, diffusées… et on peut les retrouver sur YouTube pour juger de leur qualité.

Courte sélection, à défaut d’avoir des extraits :

Autonomy, un lieu d’exposition et d’expérimentations

CARWATT au salon AUTONOMY 6-9 oct 2016 from CARWATT SAS on Vimeo.

Autonomy, ce n’est pas encore Burning Man mais on peut espérer que l’esprit de la première édition perdure. Felix a bien raconté ce qu’on pouvait y vivre, Craig Copetas nous a fait vivre avec enthousiame ses découvertes, ConsoGlobe a retenu 3 innovations.

#autonomy #overboard #lololeblog #grandehalledelavillette #monobike ©ByLolo

Une publication partagée par Lolo Leblog (@lololeblog) le

L’ambiance d’#Autonomy2016 a largement été partagée sur Twitter, Instagram, YouTube… mais cela ne vaut clairement pas une expérience en présentiel alors il ne reste qu’une question : serez vous mobile pour aller à Autonomy ?

Changer la mobilité en changeant la destination

« Un peuple qui doit supporter des transports sur de longues distances est saigné à blanc » dit une traduction de l’Art de la guerre de Sun Tsu. Il s’agit d’un contexte particulier, celui d’une campagne militaire, mais l’idée est valable pour tout type d’entreprise : l’acheminement de matériel, d’équipes, prend du temps et coûte de l’argent. C’est le cas aussi pour les salariés d’une entreprise qui doivent se déplacer pour prendre leur poste de travail.

Etat des lieux des transports pour se rendre au travail.

Les Français prennent 50 minutes par jour pour aller et revenir du travail selon une étude de la DARES. Pour les Franciliens, c’est même 68 minutes, alors que les distances sont moins importantes, les routes étant congestionnées. Ivan Illich écrivait dans La Convivialité que « les véhicules créent plus de distance qu’ils n’en suppriment » et cela se vérifie.

Encore 74% des Français se rendent au travail en voiture, alors même que, selon l’INSEE, les dépenses pour l’automobile représentent 80% des dépenses de transports des ménages. Si l’on se rappelle que le temps perdu dans les bouchons représente une perte sèche de 17 milliards d’euros par an, on comprend bien qu’il y a quelque chose d’absurde à dépenser autant d’énergie.

Plus de 75% de la population française travaille maintenant dans le secteur tertiaire, selon l’INSEE et, pour une part, l’activité est largement numérique. A quoi bon se rendre à plusieurs dizaines de kilomètres de son lieu de résidence pour se connecter à Internet ? Nos ordinateurs sont portables,le WiFi, la 4G, le haut débit présents dans plus en plus de territoires, les documents que nous utilisons sont de plus en plus dématérialisés et les réunions de plus en plus souvent à distance.

Le lieu de travail n’est pas l’entreprise.

La réponse aux bouchons et au réchauffement climatique ne peut pas être unique. Les horaires aménagés peuvent en partie réduire les congestions automobiles. Mais décentraliser les zones de travail permettrait aussi de mieux organiser les territoires.

L’article L1214-8-2 du Code des transports, qui entrera en application au 1er janvier 2018 et qui encadre les Plans de Mobilité sur les sites d’entreprise de plus de 100 salariés, donne la possibilité aux entreprises de modifier l’organisation du travail et de recourir au télétravail. Les tiers-lieux et espaces de coworking, de plus en plus utilisés, peuvent aider à cela. Ils évitent aux entreprises d’inspecter les domiciles des collaborateurs pour la mise en place du télétravail et aux salariés d’avoir des espaces dédiés chez eux.

Ce même article du code des transports prévoit de mieux recourir au vélo et à la marche. Il est probable que les temps de trajets entre le domicile et le lieu travail ne diminueront pas. Comme l’indiquait un rapport de l’INSEE il y a quelques années, « la vitesse augmente mécaniquement car l’allongement des parcours routiers hors des voies congestionnées permet d’aller plus vite, mais à durée de transport croissante« . L’inverse sera probablement aussi vrai : seules les distances finiront par diminuer. Alors, certes, en déplaçant les lieux de travail, en pouvant y accéder à pied ou à vélo, en 25 minutes aussi, on restera toujours éloigné de son domicile mais ce sera bien meilleur pour nos poumons et la planète… et cela permettra aux salariés d’avoir en plus une meilleure activité physique.